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'Opus temporis' Galerie Camayeux Marseille. In catalogue exposition. Du 2 mars au 28 avril 2006. Photographies.

Benoît Lecoq

La perte, rien que la perte et son abandon, voilà ce que veulent dire, au premier regard, les fruits desséchés d’une arrière-saison. Dans celui de Jacques Clauzel on pourrait y voir aussi une sorte de défi. Le dépérissement, la décrépitude qui s’en suit, sont une situation qu’il faut saisir dans l’enchaînement des étapes. Plutôt que d’amarrer son inquiétude au passé, mieux vaut la river à la constance de l’état…
Est-ce cet apaisement – cette raison – qui fait que, devant cette suite, on se trouve impatient à connaître ? On voit bien que le temps a fait son œuvre (opus temporis), on voit bien qu’il a transfiguré ; on voit encore qu’il n’a rien défiguré.
Ainsi du kaki ou d’une pomme de pin. Bien loin des Vanités d’un autre siècle, ils s’offrent comme ils sont : entiers dans un désordre figé. Légers à figurer d’autres silhouettes (des ombres ?).
Un regard argenté – celui d’un peintre, d’un graveur, d’un chercheur –, nous précipite au bord d’un vide intérieur. Vers cet infime qui tente d’attraper l’intime.

Benoît Lecoq



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